La Jaguar 1 d'EK Archery — la JAG1 pour les habitués — revient régulièrement dans les conseils donnés aux débutants. La raison tient en un mot : la modularité. Une même arbalète accompagne un tireur de ses premiers essais jusqu'à 175 livres, simplement en changeant son arc. Anthony et Nolwenn la prennent en main dans la vidéo ci-dessus ; ce qui suit en reprend les points principaux.
Une mécanique recurve, donc peu de pièces à surveiller
La JAG1 est une arbalète recurve : pas de poulies, donc une mécanique simple et fiable. L'armement se fait sans effort particulier grâce à la corde d'armement livrée avec l'arme.
L'entretien suit la même logique : cirer la corde et le rail tous les 5 à 10 tirs suffit à maintenir l'ensemble en état. Rien d'autre à prévoir.
Quatre puissances pour une seule arbalète
C'est le vrai argument du modèle. La Jaguar 1 existe en 40, 95, 150 et 175 livres, et le passage d'une puissance à l'autre se fait en remplaçant l'arc. Concrètement :
- 40 et 95 lbs : pour un jeune tireur ou une première prise en main, sans forcer ;
- 150 lbs : le modèle polyvalent, celui testé dans la vidéo ;
- 175 lbs : jusqu'à 220 FPS, avec des tirs possibles jusqu'à 40 mètres.
Une famille peut donc partager la même arbalète en adaptant la puissance à chacun, et un débutant monter en gamme sans racheter une arme complète.
Standard ou Deluxe : ce qui change
Deux versions se partagent le catalogue. La version standard est livrée avec une visée à cran de mire et guidon. La version Deluxe ajoute un red dot, un carquois et une sangle de transport, en noir ou en camouflage.
Côté tarif, la 175 livres noire reste sous la barre des 140 €, ce qui explique le rapport puissance-prix souvent cité pour ce modèle.
Quels traits utiliser ?
La Jaguar 1 se tire avec des traits en aluminium de 16 pouces, un format courant, facile à trouver et économique. Les traits carbone fonctionnent également : plus légers et plus résistants, ils prennent le relais quand le rythme de tir augmente.
Armer et tirer, étape par étape
La vidéo détaille la manipulation au bandoir manuel, fourni avec l'arbalète :
- insérer les crochets du bandoir dans les bras de la corde d'armement ;
- sur ce modèle, le tranche-fil est un peu épais : glisser les crochets dans les bras puis les faire coulisser jusqu'au bon emplacement ;
- caler le pied dans l'étrier, saisir la gorge située à l'arrière, puis tirer jusqu'au clic ;
- retirer les crochets en les faisant coulisser vers la partie la plus fine du bras ;
- poser le trait plume rouge vers l'intérieur du rail, encoche bien en place ;
- en position de tir, ôter la sécurité et aligner le cran de mire.
À 150 livres, l'armement à la main reste accessible : Nolwenn, 1,65 m, y parvient sans difficulté dans la vidéo. Le bandoir n'a donc rien d'obligatoire à cette puissance.
La limite à connaître
Un point mérite d'être posé avant l'achat : la Jaguar 1 n'est pas conçue pour un armement par manivelle. Les tireurs qui cherchent ce confort — ou une puissance supérieure — se tourneront vers sa grande sœur, la Jaguar 2.
Ce que dit la loi en France
- la chasse à l'arbalète est interdite sur le territoire français ;
- la vente est réservée aux personnes majeures ;
- pour le transport, l'arbalète doit être démontée ou équipée d'un verrou de pontet.
À qui s'adresse la Jaguar 1 ?
Au tireur de loisir qui vise entre 30 et 40 mètres, à celui qui débute et veut progresser sans changer d'arme, et à quiconque préfère un entretien réduit à deux gestes. Pour un armement à la manivelle ou une puissance supérieure, le choix se porte ailleurs dans la gamme.